Marsala

Marsala, l’ancien comptoir byzantin, est l’une des stations balnéaires les plus dynamiques de la Sicile. Tour d’horizon des attraits de la ville.

Introduction

Le tourisme en Sicile a ses clichés : plages ensoleillées, sable fin, souvenirs de la Rome antique, patrimoine artistique d’une abondante richesse. Pour déguster autrement les merveilles de la côte sicilienne, un crochet à Marsala est tout à fait recommandé. À l’extrême ouest de l’archipel, ce bout de terre de la province de Trapani dissimule une nature verdoyante et généreuse, jalousement préservée par les autochtones. Des champs de vignes aux oliveraies, des plages aux lagunes, de la vue unique sur les îles Égades jusqu’à la randonnée dans la réserve naturelle des îles de Stagnone, le tourisme à Marsala est une aventure pleine de promesses. Curieux d’architecture, épicuriens, ou adeptes de farniente, vous ne serez pas déçus d’y passer vos prochaines vacances. Réservez sans tarder votre vol pour Marsala et retrouvez ce que vous attendez d’un voyage authentique en Sicile.

Pour la petite histoire…                                               

La fondation de la ville, qui s’appelait autrefois Lilybée ou Lilybaion, date d’une époque fort lointaine. Vers l’an 397 avant l’ère commune, des descendants de tribus phéniciennes s’étaient fixés sur le territoire de Motya et avaient bâti à proximité une ville puissante. La situation géographique de Marsala, entourée de lagunes et de marais salants, et dotée d’une ouverture maritime sur la Méditerranée, a favorisé son essor commercial très précoce. Au iiie siècle avant J.-C., l’Empire romain se hâta de soumettre la région par une expédition militaire, après avoir chassé les Carthaginois. Il l’a nantie de splendides ouvrages et bâtiments publics.

Le Haut Moyen Âge a été marqué par les invasions germaniques et byzantines ainsi que les immigrations berbères qui ont achevé de façonner une population très cosmopolite. Heureux de faire fortune sur la côte, les arabes changèrent le nom de la ville en Marsa Ali ou Marsa Allah, qui se traduit littéralement par « Port de Dieu ».

Après un passé turbulent, où le duché de Normandie, la maison d’Anjou et le royaume d’Aragon prirent successivement la tête de la ville, Marsala a connu une croissance vigoureuse grâce à la production de vins et au trafic portuaire.  Plus tard, l’unification italienne a consolidé les relations internationales avec l’Europe, permettant au vin régional, déjà très recherché, de conquérir le monde. Le 11 mai 1860 est ainsi une date gravée à jamais dans les annales : le général Giuseppe Garibaldi accosta sur les rives de Marsala et, réunissant dans son camp les Chemises Rouges, organisa l’Expédition des Mille.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l’invasion de la Sicile par les forces alliées a porté un coup dur à la cité. Des milliers d’hommes ont péri des suites du bombardement du 11 mai 1943, laissant de nombreux veuves et orphelins.

La ville moderne

Forte de 83 232 habitants, Marsala est la première agglomération de la province de Trapani et la cinquième en Sicile. L’économie locale repose sur deux piliers : le commerce de vins et le tourisme. Encore dominant, le premier tend à s’effacer devant le second. La présence de bandes de sable spectaculaires – s’étalant sur 14 km de côte –, émaillées d’îlots et de réserves naturelles, assure une fréquentation estivale en progression constante. Cependant, la qualité des vins blancs et rouges de marsala, les premiers à acquérir le statut de dénomination d’origine contrôlée dans toute l’Italie, n’est pas étrangère à ce succès touristique.

Le titre de capitale européenne du vin qu’elle s’est vu décerner en 2012 prouve à quel point cette station balnéaire à la mode conjugue avec brio le tourisme œnologique et les plaisirs de la mer.

Lieux d’intérêt incontournables

Le séjour à Marsala invite à tester un florilège d’activités et d’itinéraires. Mis à part ses atouts naturels, la ville abrite des sites religieux et culturels de qualité.

Patrimoine naturel

Filez à la rencontre d’un environnement unique, alternant littoral, chapelet de lagunes, forêts primaires et riches domaines de vignobles.

Au large de la côte sicilienne, vous aurez droit à un havre de paix absolu dans la réserve naturelle du Stagnone. L’instabilité des marées, la haute salinité du lagon et l’abondance des vasières ont favorisé le développement d’une étrange biodiversité. Les ibis à la livrée sombre, les sarcelles d’hiver, le faucon des marais et les martins-pêcheurs aux ailes bleutées très brillantes se disputeront vos prises photographiques. Faites du vélo à l’Isola Grande, allongez-vous paresseusement sur les plages de sable fin, ou, apprenez davantage sur la culture de la vigne en passant à Mothia. Pour clore cette croisière, découvrez les remarquables ruines phéniciennes de l’île de Mozia. Faisant partie des îles du Stagnone, avec Mothia, Isola Grande et Sainte-Marie, Mozia est un ancien comptoir phénicien rempli de joyaux archéologiques.

Quant aux amateurs de vues maritimes, ils partiront pour une navigation de plaisance vers les îles Égadi voisines. Inutile de préciser que, dans ces traversées, la paire de jumelles sera votre meilleur compagnon de voyage.

Patrimoine religieux

Une fois revenus sur la terre ferme, partez pour un tour des sites remarquables de la ville.

La cathédrale de Marsala : construite en 1176 sur les ruines d’une bâtisse normande, l’église mère de la ville se dresse majestueusement sur la place de la République. Elle est érigée à la mémoire de saint Thomas de Canterburry, un martyr de nationalité britannique que le roi Henri II fit assassiner durant la nuit du 29 décembre 1170. Si la façade de la cathédrale exprime, avec ses statues et ses deux campaniles, l’exubérance de l’art baroque, l’intérieur est en revanche de style normand. Chapelles, statues finement sculptées de la Madone et objets sacrés.

L’église Sainte-Marie dell’Itria : ne manquez pas aussi la Chiesa dell'Itria, agréablement suspendue à une grotte dans laquelle les fidèles vénèrent une icône de la Vierge Marie tenant le petit Jésus, qui appartient à l’art byzantin. Si la façade du bâtiment a gardé son aspect d’origine, l’intérieur a été le résultat d’une rénovation complète. En effet, les soldats ont trouvé asile dans l’église durant la Guerre de 1945. Pour lutter contre le gel, ils ne se sont pas gênés pour utiliser les meubles sacrés, faisant feu de tout bois.

Dans les environs du centre historique, d’autres églises valent le détour : l’église de l’Adoration, dont la structure polygonale et le plafond à caissons à l’intérieur ne laisseront pas de vous surprendre, l’église de Saint-Jean-Baptiste ou encore l’église du Purgatoire, un chef-d’œuvre accompli de l’art baroque, pour n’en mentionner que quelques-unes.

Musées et monuments

Après la plage, profitez d’une balade d’un autre genre en vous invitant dans les musées de la ville. Occupant une vieille poutre rénovée, le musée archéologique Baglio Anselmi a le mérite de présenter un important morceau de la civilisation carthaginoise, en particulier les épaves d’un navire punique trouvé près de la lagune de Stagnone. Les objets en terre cuite, les épigraphes en caractères phéniciens et les insulae romaines sont les principales attractions du musée.

À part l’établissement Baglio Anselmi, vous pouvez visiter deux musées à vocation ludo-éducative restituant le passé de la ville et retraçant le processus d’élaboration du vin local, avec une documentation historique complète depuis la période d’introduction du marsala en 1773 jusqu’à nos jours.

En flânant dans les rues fleuries de Marsala, les élégants palazzi à galeries et arcades n’échapperont pas à votre regard. Ces demeures patriciennes appartiennent aux familles de la noblesse qui dirigeaient les affaires politiques de la ville. La plus belle d’entre elles est sans conteste le palais VII Aprile, construit au xve siècle sous le patronage de l'architecte Giuseppe Moccia. Vous le trouverez à gauche de la cathédrale.

Quand y aller ?

À la différence du tourisme d’affaires, le tourisme d’agrément doit tenir compte des conditions climatiques pour s’assurer un agréable séjour. Marsala connaît la douceur du climat méditerranéen : les étés sont chauds et agréables, avec une température variant entre 18 et 30o C, tandis que les hivers sont très cléments, le thermomètre ne descendant pratiquement jamais au-dessous de 8o C. Si vous entendez profiter de la plage, la période de juillet à août est la meilleure pour visiter Marsala. Mais si vous envisagez de faire un circuit historico-culturel, il est préférable de partir pendant la mi-saison pour des vacances plus tranquilles. Au printemps et en automne, la végétation brille d’un vert profond après la pluie.

Comment y venir ?

La ville est accessible par les airs via l’aéroport Vincenzo Florio de Trapani Birgi, dont la piste d’aérodrome passe par Marsala et Trapani. Aucun vol direct en provenance de Londres ou de Paris ne dessert la destination. Les ressortissants étrangers doivent se résoudre à une ou deux escales (Rome ou Francfort-sur-le-Main). L’aéroport de Trapani Birgi est juste à 21 minutes de route du centre-ville de Marsala. 

Pour gagner votre hôtel de séjour, hélez un taxi qui vous emmènera en ville en payant 30 à 40 €. Si vous êtes un peu désargenté, les transports communs sont à votre disposition : le bus, le train ou le service de ferry qui part du port de Trapani.

Vous aimerez…

- goûter aux plats authentiques de la Sicile

- rapporter des produits du terroir, dont les fameux vins de marsala

- prendre en photo la très belle façade baroque de l’église du Purgatoire

- faire une promenade spirituelle dans la cathédrale de Marsala

- observer la tour de l’horloge du palais VII Aprile, qui jouxte la cathédrale

-  faire une randonnée inoubliable dans la réserve naturelle des îles du Stagnone 

- pratiquer un sport en plein air : cyclisme, kitesurf, batellerie de plaisance…

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