Alberobello

Alberobello est une petite ville de l’Italie méridionale, à 3 heures de train de Bari, dans la région plantureuse des Pouilles. Connue comme la capitale des « trulli », elle fait figure de destination authentique.

Visiter Alberobello est un privilège pour les touristes en quête de civilisation ou d’identité culturelle. La magie commence à l’entrée de la vallée d’Itria, qui fleure bon les pins et les garrigues méditerranéennes. Marcher dans les bois, s’offrir une expérience de fauconnerie, goûter des vins blancs ou rouges du terroir, découvrir un site de production d’huile d’olive… L’agritourisme est une attraction phare de ce petit bourg de 10 654 habitants, qui est idéalement localisé dans les Pouilles, riche région agricole de l’Italie. Cependant, le meilleur d’Alberobello tient à seshabitations paysannes de toit triangulaire, appelées« trulli », qui lui ont valu son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco en 1996. Réservez dès aujourd’hui votre vol pour Alberobello et exaucez vos envies de voyage authentique dans les Pouilles !

Histoire

Fondée au xvie siècle, Alberobello est encore jeune par rapport aux autres villes italiennes. Elle était à l’origine un comté dirigé par Andrea Matteo III Aquaviva d’Aragon et composé d’une quarantaine de familles paysannes. Les comtes de Conversano se succédèrent à la tête de la cité en vertu d’un droit héréditaire. Ils comptent parmi les seigneurs les plus riches et les plus puissants du royaume de Naples.

Les « trulli » visibles de nos jours sont apparus au cours de la seconde moitié du xixe siècle. Elles sont le fruit d’un artifice inventé par le comte de Conversano de l’époque pour ne pas payer son dû à la cour royale de Naples. En fait, le Code aragonais promulgué en 1466 soumit les possessions féodales à l’acquittement d’un tribut envers la royauté pour tout bâtiment en dur. Voulant échapper à la redevance, le comte obligea les fermiers à construire leurs maisons en cloisons sèches, sans l’utilisation de liants ni de mortier. Ces habitations caractéristiques en pierre séchée sont faciles à démolir lors de l’inspection par les fonctionnaires du roi. La vie sociale du comté se déroulait au sein de ces « trulli », depuis les petites maisons de ferme jusqu’aux paroisses et bureaux administratifs. Au fil des années, le comté de Conversano se développa en une grande agglomération urbaine.

Alberobello était jusqu’à la fin du xviiie siècle sous la coupe de la noble famille Acquaviva d’Aragon de Conversano. Le 16 juin 1797 est une date gravée à jamais dans les chroniques : l’édit royal de Ferdinand IV de Bourbon est parvenu dans la ville, proclamant l’affranchissement des terres à régie féodale. Le décret fut accueilli avec une grande joie. À partir de cet instant, Alberobello devint une ville royale.

La Seconde Guerre mondiale a transformé Arabello en un lieu de terreur, de souffrance et de désolation. La ferme Gigante, réquisitionnée par les cruels fascistes de Mussolini, tenait lieu de camp de transit et de concentration. Elle fut reconvertie en centre de rééducation pour les jeunes en 1972.

Aujourd’hui

Ville jeune, fraîche et fleurie,à l’écart du tourisme de masse, Alberobello a gardé un visage pittoresque irréprochable. Rien n’a changé dans les styles d’habitation. Les ruelles tranquilles entourées de maisonnettes grises invitent à la flânerie, tandis que les oliveraies, les garrigues et les champs de lavande composent un cadre bucolique très évocateur de la Méditerranée.

Si l’agriculture emploie toujours une main-d’œuvre considérable, notamment avec la production de vins et d’huile d’olive qui fait la renommée de la cité, elle cède nettement le pas devant le tourisme culturel. De simple communauté agricole, Alberobello s’est converti en un site touristique de renommée internationale. Les « trulli » attirent tous les ans de nombreux voyageurs du monde entier. L’artisanat local est le riche parent qui profite du succès de ce tourisme : céramiques, bijoux et pièces de tissage confectionnées par les femmes fleurissent dans les magasins.

Même si beaucoup de trulli sont occupées par des restaurateurs, hôteliers ou marchands de souvenirs, Alberobello a conservé le charme d’une ville tranquille où il fait bon vivre. Attraction la plus célèbre des Pouilles, la « capitale des trulli » a également de l’hospitalité à revendre pour vous garantir un voyage sympathique et authentique.

Les « trulli », habitations traditionnelles

Les trulli – ou trullo au singulier – constituent l’élément structurant du paysage. Partout où se promène le regard, les maisons basses en pierres sèches et blanchies à la chaux envahissent les ruelles. Elles constituent des saisissants témoignages de l’architecture sans mortier héritée des premiers siècles. Autant que la technique de construction, la forme des « trulli » suscite pareillement la curiosité : la base est ronde, tandis que le comble a l’air d’un dôme pointu ou conique fait de galets de pierres en couches concentriques. Les signes décoratifs sur la toiture sont très caractéristiques : les toits sont souvent enrichis de symboles graphiques d’inspiration chrétienne ou profane. Leur nombre est estimé à 1 600, faisant d’Alberobellola « capitale des trulli » dans la vallée d’Itria.

Pour faire le tour de ce patrimoine urbain exceptionnel, il faut consacrer une journée de balade au quartier de Monti. Il détient la concentration la plus élevée de huttes traditionnelles. Le touriste les découvre au long des ruelles, en parcourant une colline boisée. Selon ses envies, il peut s’offrir une pause gourmande en sirotant une boisson régionale sur la terrasse panoramique d’un trullo moderne. Des artisans aussi tiennent boutique dans les « trulli » : nappes de table en lin, foulards et châles en dentelle, sacs à main brodés… Les pièces de tissage sont d’une admirable exécution. Elles sont le fait des femmes du village qui sont versées dans l’art du textile. Enfin, force objets en céramique sont vendus dans le quartier de Monti : ils sont peints avec des imprimés de coq ou de fleurs bleues qui symbolisent la fertilité.

Figurez-vous qu’aujourd’hui encore une poignée de paysans habitent dans un « trullo ». Pour faire leur connaissance, éloignez-vous de Monti pour passer dans le quartier d’Aia Piccola. Autant le premier est un attrape-touristes avec ses « trulli commerciales », autant le second est authentique. Que direz-vous d’un hébergement chez l’habitant à Alberobello ? Aia Piccola est toujours une zone résidentielle, avec des huttes en pierre sèche où les gens vivent le bonheur simple et tranquille des campagnes. Pas de chauffe-eau ni de wifi. Le confort est spartiate, mais la gentillesse et l’hospitalité des paysans valent le coup.

Le trullo souverain : ce « trullo » unique en son genre présente la particularité d’avoir deux étages et un escalier. Transformé aujourd’hui en musée, il accueille en été des pièces de théâtre, des concerts de musique ou de danse et autres programmes culturels.

Découverte de grottes préhistoriques

A environ 15 km d’Alberobello, les grottes de Castellana comptent parmi les plus grandes grottes naturelles d’Italie. Un ensemble géologique impressionnant, vieux de 100 millions d’années, se présente devant vous. Vous traverserez un réseau de cavités souterraines s’étendant sur 3,39 km où stalactites, stalagmites, colonnes d’albâtre et aiguilles de roches éblouissantes jaillissent de partout. Si vous ne craignez pas l’aventure à l’état pur, marchez sur les traces de Franco Anelli, le premier spéléologue qui mit à jour l’existence des grottes de Castellana en 1938, au cours d’un périple fou variant entre 50 minutes et 2 heures.

Les touristes craintifs qui veulent vivre l’aventure pourront visiter le musée de spéléologie Franco Anelli qui se trouve à l’entrée des grottes.

Patrimoine religieux

Après avoir fait le tour des fameux « trulli », vous pourrez rendre hommage aux fascinantes églises d’Alberobello :

- la basilique Saints-Médecins-Cosma-et-Damiano : construite vers 1636 sur l’ordre du comte Giangirolamo II qui voulut remercier les saints Cosma et Damanio pour avoir entendu la prière de sa femme, la basilique fut agrandie et aménagée plusieurs fois avant de revêtir son style néoclassique actuel qui date de 1885. Elle abrite les célèbres reliques des saints médecins.

- Église Saint-Antoine-de-Padoue : achevée entre 1926 et 1927, l’église Saint-Antoine-de-Padoue est un bel édifice en forme de trullo. Reliques, icônes sacrées et bas-reliefs.

Quand y aller ?

Située au cœur des Pouilles, Alberobello connaît le climat typique du midi méditerranéen. La longue sécheresse estivale et la douceur de l’hiver sont les caractéristiques de ce climat. La température moyenne varie d’un minimum de 10o C en janvier à un maximum de 24o C en juillet. Même si l’hiver est relativement frais, les précipitations arrivent en grande partie durant cette saison. Novembre est le mois le plus arrosé (100 mm de pluies). Les mois de novembre à mars sont donc à éviter.

Pour planifier des vacances en famille à Alberobello, il vaut mieux choisir des dates en plein été, entre mai et août. Avec plus de 10 heures/jour d’ensoleillement, vous pourrez effectuer des activités en plein air, comme la promenade à la découverte des trulli, ou profiter des plages à volonté sur le littoral de l’Adriatique.

Comment se rendre à Alberobello ?

Pour venir à Alberobello, les ressortissants français peuvent réserver un vol aller-retour Paris-Bari. L’aéroport de Bari, désigné également « Bari-Palese Macchie », est l’aéroport le plus proche de la destination. C’est la principale porte d’entrée dans la région des Pouilles. Les compagnies aériennes les plus actives qui exploitent l’itinéraire sont Ryanair, Lufthansa et easyJet.

Pour franchir les 66 km qui séparent l’aéroport de Bari d’Alberobello, le touriste a le choix entre le train ou le bus. En chemin de fer, Alberobello est desservi par les trains de FSE (Ferrovie del Sud Est) qui partent depuis la station centrale de Bari. Le trajet prend environ 3 heures avec une correspondance à Putignano. Par la route, il y a des bus directs qui embarquent les passagers depuis Bari Largo Sorrentino et atteignent le centre-ville d’Alberobello en une heure de trajet et quelques.

A faire absolument

- Sillonner les oliveraies et les vignobles à perte de vue

- Observer le vol des aigles et des faucons à la vallée d’Itria

- Visiter des villages de fermes pittoresques

- Faire une visite guidée de la cité sur le thème des « trulli »

- Faire connaissance avec les indigènes

- Déguster les spécialités apuliennes : miel, lait, fromages, fruits secs, etc.

- Explorer les célébrissimes grottes de Castellana

- Immortaliser en photo la façade néoclassique de l’ église des Saints Médecins Cosma et Damiano

- Découvrir la relique de saint Antoine de Padoue dans l’église du même nom

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