Prato

Ville d'art, d'architecture et de musée, Prato est une étape incontournable lors d'un voyage en Toscane. Le point.

Introduction

Sur la Piazza del Duomo, le marbre blanc et vert de la cathédrale de Prato scintille merveilleusement sous les feux du midi. Deuxième ville de la Toscane, Prato est une destination de voyage intéressante, alternative à Rome ou à Florence. Elle a su garder un cortège d'églises, de couvents, de places et de palais abritant une créativité artistique hors du commun. Les pèlerins viendront des quatre coins du monde pour vénérer la Sacra Cintola , la ceinture de la Mère de Dieu qui confirme son ascension au firmament. Les curieux de culture pousseront les portes du musée du Textile, quipropose un voyage initiatique et passionnant dans l'univers du tissage. Quant aux amoureux de beaux-arts, le choix est large entre les impressionnants tableaux de Filippo Lippi ou de Botticelli, les fontaines aux sujets mythologiques et les sculptures futuristes. Pour votre prochain séjour en Italie , ne manquez pas Prato, perle unique de la Toscane.

Histoire

Les premières sources documentaires sur Prato datent du Haut Moyen Âge. Elles parlent de deux bourgs voisins – Borgo Al Corni et Castrum Prati – qui se sont fusionnés au 10e siècle pour créer une seule ville : «il Prato » ou champ de foire, nommée ainsi par les habitants en raison d'une foire extra muros qui débordait autrefois la limite des remparts. Pourtant, les Étrusques ont habité la région de la Toscane il y a 500 ans av. J.-C. ; c'est ce que laissent entendre les archéologues qui ont découvert des vestiges de l'ancienne ville des Calmars près du site de Gonfienti.

La littérature étant trop verbeuse, oublions la chronologie et mettons en relief les évènements marquants qui font date dans l'histoire de Prato. Il convient seulement de mentionner qu'un comté existait là à l'origine, gouverné par les puissants seigneurs Alberti. Les machines textiles dataient également de cette période. Vivant dans l'ombre du Royaume de Florence, Prato ne tiendra qu'un rôle politique négligeable ; en revanche, elle brille en tant que centre économique, industriel et religieux.

L'arrivée du Sacra Cintolo allait transformer le destin de Prato au début du 11e siècle. Vers 1141, Michele Dagonari est venu de Jérusalem à Prato pour faire du commerce et apporta dans un coffre la précieuse relique, qu'il avait reçue de sa belle-mère en guise de dot pour son mariage. Sur son lit de mort, il convoqua le recteur de la paroisse pour lui remettre le trésor en mains propres. Depuis, le culte envers la ceinture de la Madone attira des milliers de fidèles de tous pays. La vie sociale du village s'articula autour du diocèse, qui devint une identité et une fierté régionale, lorsque Prato fut annexée par les grands ducs de Toscane. Au 19e siècle, l'importance de Prato a été renforcée par le commerce de draps, de toiles de coton et de pièces de tissus divers. Forte des innovations de Giovanni Battista Mazzoni, l'industrie textile locale a battu des ailes. Le chroniqueur italien Emmanuele Repetti parle d'un Manchester italien , pour qualifier le processus d'industrialisation fiévreux que la ville a connu au 19e siècle.

La ville aujourd'hui

Située au nord de la Toscane, à 40 minutes de la Florence voisine, Prato se positionne comme la troisième grande ville de l'Italie centrale derrière Rome et Florence. Elle compte près de 195 000 habitants. La notoriété de Prato comme cité drapière remonte à sa naissance, les industries de laine et de textile se multiplient dans les banlieues. En 1992, l'accession au rang de capitale provinciale permit à Prato d'atteindre un rayonnement international. Le Festival de théâtre contemporain a été lancé en 1999, venant s'ajouter au Cortège historique marquant la célébration de la Sacro Cintola, l'évènement phare de Prato. Avec sa riche programmation culturelle et ses efforts pour la restauration des biens patrimoniaux, la ville entend développer l'image d'une destination touristique.

L'offre touristique se compose de 196 structures d'accueil et de 3 928 lits. Le tourisme de luxe progresse, avec 20 hôtels trois étoiles et quatre étoiles qui représentent 77 % de l'hébergement hôtelier. La fréquentation étrangère, encore faible, est estimée à 259 056 arrivées en 2019. Un argument de plus pour séjourner à Prato, si vous voulez passer des vacances calmes, à l'abri de la foule estivale.

À voir et à visiter

Si l'art est votre profession ou si vous êtes connaisseur en œuvres picturales ou sculpturales, vous ne reviendrez pas déçus de votre voyage à Prato. Les expositions des musées, les statues de Vierge à l'Enfant, les fresques racontant les scènes du Nouveau Testament, les fontaines monumentales sont autant d'attractions pour partager des moments d'escapade culturelle. Voici les incontournables à visiter !

Patrimoine religieux

  • La cathédrale Saint- Étienne (Duomo di Santo Stefano en italien)

Le premier martyr de la religion chrétienne a prêté son nom à la cathédrale de Prato, l'église mère de la cité. Fondée dès le 10e siècle, elle est connue pour conserver une cordelière sacrée – la Sacro Cintola – que la bienheureuse Mère de Dieu, au moment de son assomption au ciel, laissa tomber intentionnellement entre les mains de l'apôtre Thomas. La visite du site s'impose parce qu' il réunit les meilleurs du patrimoine artistique de Prato.

Attardez-vous sur la chaire extérieure insolite, accrochée comme un petit temple circulaire à l'angle de la façade, où la relique est exposée publiquement lors des fêtes religieuses. Elle a été l'œuvre de Michelozzo, un architecte officiel à la cour de Médicis. Sur les bas-reliefs de la chaire, découvrez la joyeuse ronde des putti que Donatello a exécutée dans des lignes picturales dynamiques.

Poursuivez la visite en progressant à l'intérieur : des colonnes aux chapiteaux finement ouvragés segmentent les trois nefs de l'église. Une succession d'œuvres d'art défile sous vos yeux : le crucifix en bois de Giovanni Pisano, l'Assomption de la Vierge, le Banquet d'Hérode du célèbre Botticelli Mais si vous voulez réellement l'inattendu et l'inédit, ne manquez pas Les Histoires de Saint- Étienne et de Saint-Jean-Baptistequi rendent hommage aux protecteurs de Prato et de Florence. Ornant la chapelle principale de la cathédrale,ce cycle de fresques de Filippo Lippi est considéré comme l'une des œuvres majeures de la Renaissance. Les pèlerins auront de quoi nourrir leur foi, tant la spiritualité des lieux invite à croire à la présence divine !

  • L'église Saint-François : située sur la place du même nom, l'église Saint-François est l'un des premiers monastères franciscains de la Toscane. Bâtie en 1281 et achevée sous sa forme actuelle en 1331, elle est reconnaissable entre toutes par son fronton triangulaire et sa curieuse façade en alberese et en pierre serpentine. Ne partez pas sans jeter un coup d'œil au site funéraire de Geminiano Inghirami, un mécène des artistes florentins qui mourut en 1460.

  • L'église Santa Maria delle Carceri de Prato : cette basilique Renaissance du 15e siècle est construite à l'endroit où un enfant des lieux fut témoin d'une vision miraculeuse : la Madone sortait de sa statue ! Son petit dôme à douze ouvertures circulaires vaut le détour. Il ne faut pas rater le maître-autel en marbre blanc au-dessus duquel se trouve, enchâssée dans une toile puriste, la Vierge à l'Enfant aux côtés de Saint-Léonard et de Saint-Stéphane.

Patrimoine militaire

  • Le château de l'Empereur : faire un tour au château est un must pour apprécier pleinement l'histoire médiévale de la ville. Et pour cause, l'édifice construit à la demande de Frédéric II de Souabe en 1240 murmure des secrets derrière ses remparts fortifiés : le décès prématuré de l'empereur, l'occupation florentine, la sombre période de la domination fasciste, les révoltes et les représailles des habitants, le fameux massacre de 1944… Le château est une machine à remonter le temps au sens propre. Autre raison qui encourage les visiteurs : en gravissant les escaliers en colimaçon menant aux tours d'angle, on jouit d'une vue saisissante sur toute la ville !

Musées et monuments

  • Le musée du Tissu : ouvert à partir des années 80, l'établissement est l'un des plus importants musées européens consacrés à l'histoire artisanale et industrielle. Une bonne introduction pour saisir et approfondir l'évolution de la production de textiles depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours !

  • Le Palazzo Pretorio : faisant face à l'hôtel de ville, le Palazzo Pretorio accueille le Musée civique de Prato. La facture historique de la bâtisse se détache par ses huit fenêtres à meneaux, son campanile et ses bordures crénelées. Mais l'intérêt se trouve ailleurs. Dès l'entrée dans le rez-de-chaussée, votre regard sera frappé par une série de tableaux de l'école florentine, comme la Madonna del Ceppoetla Crucifixion de Filippo Lippi, pour n'en citer que les plus connus. Vous observerez aussi de magnifiques sculptures en terre cuite, en plâtre et en marbre blanc.

- La fontaine de Bacchus : œuvre du sculpteur Ferdinando Tacca, la fontaine est un symbole fort de la cité.

Meilleure saison pour partir à Prato

Prato jouit de la douceur du climat méditerranéen. En été, il fait chaud et sec (23o à 25o C) tandis que les hivers sont frais (11o à 12o C) et accompagnés de pluies modérées. Vous pourrez être tentés de partir en mi-saison pour profiter d'un vol low-cost, mais attention aux gros orages ! Les mois d'automne et de printemps enregistrent les records de précipitation. Vous voilà avertis ! Pour passer des vacances sans fausse note à Prato, la saison estivale est la meilleure.

Comment y aller ?

Avec la diversité des moyens de transport, voyager à Prato est extrêmement facile. Vous pouvez rejoindre la ville par voie aérienne, ferroviaire ou routière.

  • Depuis l'aéroport de Florence

Votre vol pour Florence atterrit à l'aéroport de Florence-Peretola. Celui-ci propose plus de cinq vols quotidiens au départ de Paris, les principales compagnies aériennes étant Air France, Air Austral, Delta ou British Airways. Des bus navettes partent toutes les demi-heures de la gare Florence-Santa-Maria-Novella et s'arrêtent à la gare de Prato-Centrale. Si votre porte-monnaie est d'accord, le taxi peut vous déposer au centre-ville pour 6 €.

  • Depuis l'aéroport de Pise

Porte d'entrée principale de la Toscane, l'aéroport international Galileo-Galilei de Pise est à moins de deux heures de vol des aéroports parisiens. Les compagnies aériennes opérant sur cet itinéraire sont Lufthansa, Ryanair et EasyJet. Au terminal de l'aéroport, des services de navette privée peuvent vous récupérer et vous déposer directement à votre hôtel.

Vous aimerez…

  • partager la liesse populaire de Prato durant les fêtes mariales ;

  • tout savoir des mystères de la ceinture sacrée ;

  • faire une visite guidée de la cathédrale Saint-Étienne, l'église mère de la cité ;

  • admirer les fresques exquises de Filippo Lippi, l'une des œuvres les plus abouties de la Renaissance ;

  • profiter d'un break culturel hors du commun au Musée civique de Prato ;

  • faire une balade intemporelle au Musée du Tissu ;

  • visiter les anciennes usines de tissage et de textile ;

  • capturer en photo les fortifications du Château de l'Empereur ;

  • déguster d'excellentes spécialités locales, à l'instar des cantucci.

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