San Gimignano

Enserrée de tours et de remparts, la vieille ville de San Gimignano subjugue tous les voyageurs en Toscane. Rideau sur les attraits de la destination.

De passage au pays de Michel-Ange, difficile de trancher le verdict entre une virée romantique à Venise ou dans la Ville éternelle, et un itinéraire hors des sentiers battus mais pauvre en pépites. Pour combiner les deux, partir à San Gimignano est une bonne idée. À moins de 60 kilomètres au sud de Florence, ce bourg fortifié perché dans les collines a su garder un charme authentique. San Gimignano annonce l'Italie des beaux-arts, avec ses églises à clocher où refleurit la créativité des artistes romans, gothiques et Renaissance. De la Piazza del Duomo à la Piazza della Cisterna, les palazzi, les petites fontaines, les maisons-tours, dont l'illustrissime tour Grossa, jettent une œillade à l'Italie du Moyen Âge, auxquels on ne peut que s'attacher. Quant aux amoureux de la nature, les collines inondées d'oliveraies, les fermes viticoles et le goût du vin Vernaccia apporteront des moments riches en émotion. Réservez sans tarder votre vol pour San Gimignano et passez des vacances inoubliables en Toscane !

Notes d'histoire

L'origine de la ville est documentée dans les annales de la République de Rome. Au cours de la révolte catiline, deux frères gentilshommes ont quitté la capitale romaine et trouvé refuge dans la vallée d'Elsa. L'idée d'y habiter de manière permanente germa dans leur esprit quand ils ont réalisé que les collines de la région étaient extrêmement fertiles. Chacun des deux fugitifs a construit un château sur le site occupé initialement par les Étrusques : l'un s'appelait Mucchio, l'autre Silvia. Ce dernier a été renommé « San Gimignano » vers l'an 500, alors que l'épisode de la fuite se situait aux alentours du 1er siècle av. J.-C.

Le Haut Moyen Âge était marqué par la domination lombarde et byzantine ; les ruines de Castelvecchio , qui surplombent les pentes de Poggio del Commune, sont là pour le rappeler. De cette époque trouble datent les fortifications du village. Le décollage économique a commencé en 1199, date à laquelle San Gimignano s'est affranchie de la tutelle des évêques de Volterra, remplacés par les seigneurs féodaux. Les chroniqueurs ne mentionnaient-ils pas la ville comme une étape importante sur la Via Francigena où s'arrêtaient les pèlerins en route vers la cité du Saint-Siège ?

San Gimignano acquit rapidement une renommée internationale lorsque les papes et les maisons princières d'Europe ont appris que ses coteaux plantureux produisaient un vin blanc savoureux et du safran. Les échanges lucratifs de produits agricoles avec la France, les Pays-Bas, et les villes italiennes voisines gonflaient la bourse des classes dirigeantes. Pour faire étalage de leur prestige politique et financier, les puissantes familles rivalisèrent entre elles pour remplir la cité de tours résidentielles , dont certaines mesuraient jusqu'à 70 m de haut. Au 15e siècle, elles étaient au nombre de 72, mais quatorze sont encore visibles aujourd'hui. D'où le surnom de « San Gimignano dalle belle torri » – ou « San Gimignano aux belles tours » – acquis par la cité ; ce trait architectural distinctif lui vaudra de figurer depuis 1990 sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial.

Aujourd'hui

Perle de la Toscane, la ville de San Gimignano est rattachée administrativement à la province de Sienne. Elle compte près de 7 743 habitants répartis dans six arrondissements, selon le dernier recensement de 2018.

Le développement de l'économie locale est étroitement lié au vin. Une virée dans les collines suffit pour comprendre ô combien d'histoires, de savoir-faire et d'amour du terroir se cachent dans un verre de vin Vernaccia San Gimignano. Ainsi se nomme le vin blanc sec produit exclusivement dans ce petit bourg de la Toscane. Véritable symbole de San Gimignano, il était bu et apprécié régulièrement depuis le 15e siècle par les papes et les familles nobles occidentales. Michel-Ange écrivait à propos de cette liqueur : « il a l'art d'embrasser, de lécher, de mordre, de pincer et de piquer ». À compter des années 1960, San Gimignano a connu ses prémices d'urbanisation ; les producteurs ont abandonné la culture intensive des vignobles pour se concentrer sur la qualité. A part la viticulture, San Gimignano est également connue pour les fleurs de safran.

Aujourd'hui, le tourisme est devenu la première source de revenu des habitants. La « San Gimignano aux belles tours » , comme l'appellent affectueusement ses habitants, allie une architecture médiévale irréprochable à un patrimoine artistique très flatteur. Sa position idéale, au point d'intersection entre Sienne, Pise et Florence, joue également en faveur de la fréquentation touristique.

Lieux d'intérêt incontournables

Pour découvrir le meilleur de San Gimignano, égarez-vous un instant au cœur de son centre historique. De la place de la Cathédrale à la place de la Citerne, une large série d'églises, de monuments et de tours médiévales promet dépaysement et émerveillement.

Patrimoine naturel

Ouverte en 1996, l'aire protégée de Castelvecchio , d'une superficie de 734 ha, apporte un bol d'air pur à quelques kilomètres de la ville. L'intégrité des paysages agro-pastoraux, l'amour et le respect de la nature sont les valeurs qui imprègnent ces lieux. Les vacanciers en famille s'y plairont entre pique-nique, balade dans les pâturages ou visualisation d'oiseaux, à l'exemple du rouge-queue et du biancone.

Patrimoine religieux

  • L'église collégiale de San Gimignano : inaugurée officiellement en 1148, la basilique romane de Santa Maria Assunta se dresse dans le centre historique de la ville sur la Piazza del Duomo. Si la sobriété de la façade à deux portails et à trois ouvertures en oculus produit un piètre effet, il ne faut pas hésiter à franchir l'entrée : l'intérieur abrite des tableaux de peinture d'une valeur artistique exceptionnelle.

Dans la partie supérieure de la contre-façade, les scènes émouvantes du Jugement dernier retiennent le regard : Taddeo di Bartolo dépeint la cour céleste composée des anges, des prophètes, de la Vierge et de Saint-Jean-le-Baptiste, avec le Christ comme figure centrale. Sur les murs latéraux de la nef, les Bénis sont rassemblés au Paradis et, à gauche, l'Enfer est représenté sous forme d'un banquet où les Damnés regardent avidement sans pouvoir se rassasier, en ayant les mains retenues par les démons à cornes et aux griffes pointues.

En progressant jusqu'à la chapelle de Sainte-Fina , retrouvez également les fresques monumentales de Domenico Ghirlandaio, considérées comme un chef-d'œuvre de l'art florentin : à droite, la pauvre malade reçoit la visite de Saint-Grégoire qui lui annonce sa mort prochaine, et, au-dessus de cette toile, l'enlèvement au ciel de la sainte par les anges est évoqué par un geste pictural vibrant ; à gauche, les villageois réunis de part et d'autre du cercueil s'étonnent des miracles opérés : l'infirmière Beldia est guérie, touchée par la main de la défunte, le prêtre aveugle lit dans son bréviaire, et les carillons de l'église sont sonnés par les anges.

Si vous aimez observer des tableaux religieux, l'ancienne cathédrale de San Gimignano est le meilleur endroit pour satisfaire votre hobby. Elle regroupe, avec l'église Saint-Augustin, des exquises peintures du 14e et du 15e siècle.

  • L'église Saint-Augustin : deuxième lieu de culte de la ville, cet édifice du 13e siècle fabriqué tout en briques mérite franchement le coup d'œil. Son cloître rappelle qu'elle était autrefois la propriété d'une communauté augustine. L'autel en marbre blanc de la chapelle San Bartolo, les fresques de Benozzo Gozzoli retraçant l'Histoire de la vie de saint Augustin etle Couronnement de la Vierge au milieu des saints et des anges chantants de Piero Pollaiuolo sont, entre autres, les ouvrages remarquables de l'église.

Monuments et musées

Après les pièces maîtresses de la Renaissance italienne , l'attraction numéro deux à visiter repose sur les maisons-tours bâties entre le 12e et la fin du 14e siècle, qui confèrent à la ville un cachet unique.

  • La Torre Grossa : construite en 1311 pour marquer le passage de Dante Alighieri, qui débarquait en Toscane en 1300 en sa qualité d'ambassadeur du parti guelfe, la tour de pierre toise superbement la ville de ses 54 mètres de haut. N'hésitez pas à grimper jusqu'au sommet pour avoir une vue imprenable sur la Place del Duomo.

  • La Tour Rognosa : deuxième plus haute tour de la ville, la Tour Rognosa se dresse au-dessus de l'ancien Palais du podestat. Sa hauteur n'est inférieure que de deux mètres à celle de la tour Grossa. Elle est célèbre pour avoir mis un terme aux rivalités entre les élites locales : la partie Guelfe et la partie Gibelins. Conformément à un décret municipal publié en 1255, aucune tour civile ne devrait s'élever plus haute que la Rognosa. Les deux tours jumelles de Salvucci, construites par une importante famille Guelfe et visibles aujourd'hui sur la place des Herbes, ont encouru un sévère châtiment pour avoir violé l'interdiction : elles ont rapetissé de moitié.

  • le Palais communal : achevé en 1288 et restauré ensuite en 1323, l'Hôtel de Ville, également appelé palais du peuple ou nouveau palais du Podestat , abrite les bureaux du gouvernement local. Il est, avec la collégiale Santa Maria Assunta et l'église Saint-Augustin, l'une des bâtisses médiévales les mieux préservées de la cité. Le balcon depuis lequel le podestat s'exprimait devant la foule vaut le coup d'œil.

  • le Musée civique de San Gimignano : occupant les pièces supérieures du Palais communal, le musée civique créé en 1852 vous invite à une escapade artistique. La collection abrite des œuvres remarquables signées par des peintres, architectes et sculpteurs de l'école florentine et siennoise et couvre la période du 13e au 16e siècle. L'attraction principale du musée est due au génie de Lippo Memmi : une gracieuse Maestà , dans laquelle la mère de Dieu est installée sur un trône, en compagnie des anges et des saints couronnés d'un halo lumineux.

Expérience vinicole

Le musée du Vernaccia propose un circuit sur le thème de l'œnologie. Au-delà de la simple dégustation, la visite passera en revue les domaines viticoles de la région et servira de prétexte pour approfondir les connaissances sur le Vernaccia de San Gimignano : l'histoire du vin blanc local, l'évolution de sa consommation au fil des siècles, les étapes du processus de vinification, depuis la vendange jusqu'à la mise en entrepôts, sont relatées dans des projections multimédia. Une balade thématique à l'intention des fins gourmets, des amateurs de vins ou de vues riantes sur la campagne.

Meilleure saison pour partir

La ville de San Gimignano possède un doux climat méditerranéen. Les étés correspondent au pic des arrivées touristiques, aussi vaut-il mieux éviter cette saison si vous tenez à ne pas suffoquer des records de chaleur (jusqu'à 32o C en juillet et août) et pâtir du tourisme de masse. L'hiver est assez venteux et humide. La période la plus propice pour visiter San Gimignano va de septembre à fin octobre ou de mars à avril. Pour les amateurs de pleine nature, le printemps est vivement conseillé : les pampres des vignes s'enflamment à l'approche de la récolte.

Comment arriver à San Gimignano ?

Pour les voyageurs étrangers, le moyen le plus simple pour venir à San Gimignano est de réserver un vol pour Florence, et, de là, rejoindre le centre-ville en bus, en voiture ou par voie ferroviaire. L'aéroport de Florence se trouve à moins de 2 heures à vol d'oiseau de la capitale Paris. Ce dernier est desservi par nombre de compagnies aériennes, telles Air France, Lufthansa, easyJet ou Alitalia.

L'avion atterrit à l'aéroport de Florence-Peretola, qui est juste à 40 km de San Gimignano. Au terminal de l'aéroport, libre à vous de vous déplacer en bus, en train ou en taxi pour gagner votre destination favorite. Si vous choisissez la première option, prenez la ligne 130 à la gare Firenze Autostazione et descendez à la station Porta San Giovanni. Cela vous coûtera entre 4 € et 8 €.

Des services de train partent aussi bien de nuit que de jour entre la gare de Florence-Santa-Maria-Novella et la gare Poggibonsi-San-Gimignano. Comptez 1 heure et quelques pour le trajet.

Vous aimerez…

  • profiter d'une vue agréable sur le centre historique depuis la Tour Grossa ;

  • admirer les remarquables compositions artistiques conservées dans la Collégiale Santa Maria Assunta ;

  • admirer les œuvres d'art Renaissance de l'église Saint-Augustin ;

  • tout savoir sur la légende des miracles de Sainte-Fina, la patronne de la ville ;

  • jeter un œil aux tours médiévales qui ont rendu la ville si célèbre ;

  • visiter un domaine de vignoble ;

  • retourner de voyage avec des salamis, de l'huile d'olive ou du safran, le produit roi de San Gimignano.

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